Leurs visages sur les murs, leurs noms écrits au crayon, à même le ciment : écrivains errants, écrivains harcelés.
Ils n'ont pas porté d'autres noms que ceux donnés par leurs parents à leur naissance.
Et ce qu'ils ont écrit, poèmes ou romans, lettres ou articles, forme une littérature à part, qui les amena à entrer en dissidence.
La nécessité d'une dissidence ne s'est pas défaite aujourd'hui. Elle prend son audace et sa force dans leurs écrits, qui inventèrent une manière de résister à
l'inhumanité des dictatures.
Leurs écrits étaient signés de leurs vrais noms, que l'appareil de la censure et de la surveillance politique n'a pas su effacer de l'histoire. Et leurs visages
demeurent, mémoire photographique formant le matériau de ce travail.
( + T.)